My Van Le, propriétaire de VanLo–vêtements vintage rares.

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      MY VAN LE, PROPRIÉTAIRE DE VAN LO – VÊTEMENTS VINTAGE RARES

      La denicheuse de pieces rares.

      La vie de My Van Le n’a pas changé du jour au lendemain. «C’est un processus lent, sur plusieurs années», dit-elle en se remémorant le passé, quelque chose qui finalement a pris tout son sens. Et il n’est pas question que cela s’arrête. La maturité professionnelle en poche, cette zurichoise d’adoption a erré durant une décennie dans le secteur de la finance et des assurances tout en faisant avancer sa griffe vintage en parallèle. Depuis 2014, Van Lo est synonyme de mode de sport vintage et exclusive des années 90, personnellement sélectionnée par la fondatrice. Ce don pour le choix de pièces exceptionnelles, My Van Le en a pris conscience à l’école: «On me demandait tout le temps d’où venaient mes vêtements. Du coup, cela m’a encouragée à exploiter davantage ce penchant.» Au début, seuls «les amateurs de hip-hop et les nerds»  ont compris ce qu’il y avait d’intéressant dans ce style de mode vintage. Mais le battage médiatique autour des années 90 auquel on assiste depuis quelque temps a été bénéfique à Van Lo, à tel point que l’on se bouscule désormais pour assister aux événements organisés par la jeune marque.

      Dénicher des pièces jusqu'en Asie.

      Son terrain de jeu: Internet. C’est là qu’elle cherche et dénicheles meilleures pièces – parfois même jusque dans la nuit. Comment? Au feeling, elle ne s’impose aucune règle stricte. Par le passé, il est arrivé que My Van se trompe dans certains de ses choix, mais aujourd’hui elle est parfaitement capable de reconnaître si une pièce vaut le prix demandé. Elle utilise des sites comme Etsy, Ebay et d’autres plates-formes en ligne ainsi que son réseau de revendeurs du monde entier. Certains de ses fournisseurs asiatiques connaissent tellement bien son goût qu’ils lui envoient des photos de piècesvestimentaires directement sur son téléphone via WhatsApp.

      L’Asie? Eh bien oui! My Van Le y trouve des «pièces cools»; un éloignement dont elle s’est toujours étonnée. Au printemps 2018, elle se rend en Malaisie pour y rencontrer des fournisseurs de longue date: «Les vêtements sont envoyés en Occident puis rapatriés en Asie et enfin revendus en Europe. C’est absurde qu’autant de vêtements fassent le tour de la terre. En même temps, cela permet aux revendeurs de faire vivre leur famille. Ils récupèrent lespièces intéressantes sur les marchés puis les revendent à des gens comme moi.» C’est une fois là-bas qu’elle comprend que ses achats pour Van Lo constituent une part importante du revenu de plusieurs familles. 

      Entrepreneuse, pas influenceuse.

      My Van Le est consciente de son influence dans tous les domaines de son travail et de sa vie. Proche de sa Community, elle sait que beaucoup peuvent s’identifier à son parcours: «Je viens d’un bureau, je n’ai pas fait d’études et néanmoins j’ai fait du chemin; et cela se sait. Je suis consciente que mon histoire peut influencer bon nombre de personnes de mon entourage à vivre elles aussi leur rêve. Pour moi, l’important c’est d’être authentique.»

      My Van Le exploite périodiquement de vraies boutiques Van Lo éphémères. Les ventes se font essentiellement durant des événements et, depuis peu, via la boutique en ligne. Van Lo incarne l’authenticité et le monde urbain. Parallèlement à la vente de pièces vintage, la griffe accompagne des artistes dans leurs projets créatifs en les habillant. My Van Le collabore avec ces artistes depuis la création de Van Lo.

      Jamais sans sons smartphone.

      My Van Le a toujours misé sur les canaux audiovisuels et les médias sociaux pour communiquer. Au fil du temps, elle a développé son propre style. C’est ainsi qu’elle a obtenu des commandes de médias sociaux pour diverses marques, pour lesquelles elle crée depuis du contenu social en tant qu’indépendante, et qu’elle a pu abandonner son emploi de bureau. C’était en 2016.

      «Chaque jour est différent. Parfois je rencontre des cinéastes, des photographes ou des gens qui souhaitent travailler avec moi. Je ne suis pas de ceux qui suivent une routine quotidienne. Commencer la journée par vérifier ses e-mails? Pas pour moi!» My Van Le apprécie cette liberté, même si cela implique parfois de devoir jongler entre ses nombreuses et diverses activités.

      Son smartphone n’est jamais très loin. Car sans lui, rien n’est possible. Elle se félicite d’ailleurs de la fiabilité de ce compagnon de tous les instants. Le Mate 20 Pro a l’avantage d’avoir une batterie de très longue durée ainsi qu’un appareil photo lui permettant de réaliser toutes ses prises de vue: «Je fais presque tout sur mon smartphone: travail des vidéos, commandes, paiements, vraiment tout.» C’est tout autant une malédiction qu’une bénédiction: «Comme je l’utilise énormément pour le travail, je veille, une fois chez moi, à m’en détacher un peu.» 

      L'école de la vie

      Voilà deux ans que My Van Le a tenté l’aventure du travail indépendant, et jamais elle ne l’a regrettée. Et ce, même s’il a fallu un peu de temps avant d’en arriver là où elle en est aujourd’hui: «Je comprends tous ceux qui abandonnent au bout de quelques années, car il arrive que le volume des commandes rende certaines fins de mois difficiles.» Mais pour elle, il n’estplus question de vivre uniquement pour le week-end et d’effectuer tous les jours un travail qui ne l’épanouisse pas. My Van Le a appris à s’écouter. «Van Lo est une école de la vie», affirme-t-elle avec conviction, sachant pertinemment qu’elle doit son travail actuel de productrice de contenu uniquement à ce qu’elle a appris pour Van Lo. Ainsi, des portes qui jadis lui étaient fermées s’ouvrent désormais: «Peut-être que demain, je commercialiserai du contenu numérique de manière encore plus professionnelle. Quoi qu’il en soit, je ne compte rien changer à Van Lo. Je n’ai aucune envie d’avoir ma propre boutique. J’aime l’indépendance qui est la mienne aujourd’hui.»

      My Van Le adore fureter pour dénicherdes pièces rares, aussi n’abandonnera-t-elle jamais cette activité; activité qui prend tout son sens lorsqu’un adolescent lui achète un vêtement pour lequel il a économisé pendant longtemps, ou lorsqu’elle trouve dans les profondeurs d’Internet une pièce dont le style et le design sont tout à fait uniques.